Le vendredi 8 septembre 2023 les élèves d’OS latin 11H ainsi que quelques élèves de 10H sont allés visiter le festival Vivisco à Vevey. Quel plaisir de pouvoir approcher l’histoire antique autrement que par les livres, de découvrir des passionnés qui nous ont expliqué le quotidien des légionnaires romains, la frappe de la monnaie, le travail des archéologues, ou la poterie gallo-romaine. 

Stand des hoplites grecs
Les forgerons celtes
Combat entre un guerrier celte et un hoplite grec

Frappe de monnaie

Le frappeur de monnaie gaulois Hordeprix nous a donné un petit cours d’histoire sur l’origine de l’argent. La frappe de la monnaie, tout un art pour ceux qui s’y sont essayé !

« Ce que j’ai à peu près retenu, c’est que, à l’époque des Romains, on frappait la monnaie ou on la coulait dans des moules. Souvent c’était une personne haut placé qui était représentée sur les pièces (Jules César, la fille d’un empereur…) »  Leïla élève de 11OSlatin.

L’ESAG est l’acronyme de  l’Ecole d’Archéologie Suisse en Grèce. L’université de Lausanne gère le site de fouille d’Érétrie sur l’île d’Eubée (Grèce) On a appris comment le gouvernement grec avait mandaté l’ESAG et la recherche complexe pour retrouver le sanctuaire perdu d’Amarynthos qu’ils ont fouillé cet été.

La douzième légion ( leg XII ) est un groupe d’amis passionnés par la vie des armées romaines. Ils reconstituent le matériel, l’équipement des légionnaires, mais aussi les conditions de vie et les batailles menées.

Vêtus de cotes de mailles sur une veste matelassé, les légionnaires encaissaient les coups facilement. Ils avaient des sandales cloutées.

Au combat, malheureusement, il n’y avait qu’un seul légionnaire romain alors qu’on nous expliquait qu’ils se battaient en rang ordonnés. On le voit ci-contre avec son grand bouclier couvrant, au milieu de quelques guerriers celtes.

« Pour se défendre les Romains avaient un grand bouclier pour parer les coups de lance et d’épée. Pour l’attaque ils avaient juste un glaive qu’ils plantaient dans l’ennemi d’un coup droit. Ils nous ont expliqué que juste l’armure pesait 12kg !!! »
Léo, élève de 11OSlatin

« Les combats ont été une de mes parties préférées J’ai trouvé la représentation intéressante et réaliste. Les combats opposaient Grecs Romains et celtes. Nous avons eu une partie de duel (des 1vs1) et ensuite ils ont enchaînés sur une partie par équipe. Les combats débutaient par les lancers de lances puis l’attaque. Les coups semblaient être vrais et faire mal mais c’était des armes en mousse donc aucun danger. »  Luka, élève de 11OS Latin

Poterie 
«  Les poteries celtes utilisées pour la cuisine sont classées dans différentes catégories, celles de la préparation et celles de la consommation. Pour les deux il y a un point commun la couleur noire. Pour la catégorie de la préparation les bords sont incurvés vers l’intérieur et ils sont souvent profonds. Pour ceux de la consommation ils sont tous creux. »

 Elyon, élève de 11OSlatin


« Pour la table, de simples vases, parfois décorés, servaient à garder l’eau tandis que d’autres stockaient les restes de la semaine. Ils pouvaient s’empiler et cela évitait le besoin de couvercles. »  Mayla , élève de 11OSlatin



« Les Celtes utilisaient des tours à poterie manuel. Un tour celte est constitué d’une plaque de bois circulaire en équilibre sur un axe. Des trous sur les côtés permettent d’y introduire un bâton afin d’entrainer le tour. Quand la vitesse adéquate est atteinte, on place l’argile au milieu du tour. La première étape du modelage est de centrer précisément la terre pour obtenir une forme bien circulaire. Ensuite on peut commencer à former le vase, le bol ou l’assiette : en pressant avec les doigts à l’intérieur pour élargir l’objet ou à l’extérieur pour l’amincir. Le modelage d’une poterie dure à peine 3 minutes pour un potier expérimenté, c’est pourquoi les celtes arrivaient à produire des poteries presque industriellement. Les matériaux utilisés pendant la cuisson donnaient la couleur noir habituelle de l’époque. »  Roman élève de 11OSlatin

Compilation des retours d’élèves  et photos : Nicolas Guex