Auteure: Noémie Z.
Malgré la grisaille du jour, le printemps est déjà bien présent. 2024 est une année bien précoce où des fleurs, arbres et bourgeons tel que les jonquilles poussent en avance. Voici quelques images de la ville d’Yverdon et ses alentours.









Voici un poème sur le printemps inspiré du poème de Théodore de Banville Chère, voici le mois de mai (avril, 1844) :
Chère, voici le mois de mai,
Le mois du printemps parfumé
Qui, habille les branches,
De robes blanches.
Voici la saison des doux nids,
Le temps où les cieux rajeunis
Sont tout en flamme,
Où déjà, tout le long du jour,
Le doux rossignol de l’amour
Chante dans l’âme.
Et combien de charmants espoirs
Nous jetons dans l’ombre des soirs
Leurs rêveries !
Parmi nos rêves à tous deux,
Songes pleins d’amour et de foi
Que tu dois avoir comme moi,
As-tu déjà rêvé parfois
Qu’à l’heure où s’éveillent les bois
Où Roméo, vingt fois baisé,
Enjambe le balcon brisé
De Juliette,
Et tout pleins de charmants abords,
Nous allons nous asseoir aux bords
De la rivière.
L’eau frémit, le poisson changeant
Émaille la vague d’argent
Le saule, arbre des tristes vœux,
Pleure, et baigne ses longs cheveux
Parmi les ondes.
Tout est calme et silencieux.
On voit briller d’un éclat pur
Les corsages d’or et d’azur
Nos yeux s’enivrent, assouplis,
Et nous sommes seuls, rien que nous
Tout alors, les flots enchanteurs,
L’arbre ému, les oiseaux chanteurs
Et les feuillées,
Les serments dans nos cœurs écrits,
Nous sommes heureux sans froideur.
Plus de bouderie ou d’humeur
Triste ou chagrine ;
Tu poses d’un air triomphant
Ta petite tête d’enfant
Sur ma poitrine ;
Tu m’écoutes, et je te lis,
S’ouvre et soupire,
Ce sont des frères, mon cher cœur,
Chère, quel ineffable émoi,
Sur ce rivage où près de moi
Tu te recueilles,
De mêler d’amoureux sanglots
Aux douces plaintes que les flots
Disent aux feuilles !
Dis, quel bonheur d’être enlacés
Par des bras forts, jamais lassés !
Avec quels charmes …
