
Auteure: Samantha B.
Les Jeux Olympiques de Paris 2024, officiellement appelés Jeux de la XXXIIIe Olympiade, seront un événement multisports international qui se déroulera du 26 juillet au 11 août 2024 à Paris, en France.
Ils seront transmis à la télévision, en direct. Le stade olympique sera le Stade de France.
Environ 10 500 athlètes de plus de 206 pays participeront aux jeux olympiques dans plus de 45 disciplines sportives. Les sites de compétition sont concentrés en trois zones : à Paris, en Île-de-France et partout en France.
À Paris et dans ses environs, il y aura un mélange entre des infrastructures existantes ou temporaires comme le stade de Roland-Garros, le Parc des Princes, les sites iconiques comme les Invalides, la Concorde, le Champ-de-Mars et des sites construits pour l’événement, tels l’Arena Porte de la Chapelle et le Centre aquatique de Saint-Denis.
En province, se dérouleront les matchs de football (à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Saint-Etienne), le tir au Centre national de tir sportif (à Châteauroux), la voile à Marseille, une partie des matches de basketball et de handball à Lille, et le surf à Tahiti.
La peluche des Jeux Olympiques
Vous avez sûrement déjà vu une photo de la mascotte des Jeux Olympiques de cette année. Si ce n’est pas le cas, la voici :

Si vous n’avez pas deviné ce que c’est, je vais vous donner la réponse. C’est un bonnet phrygien, un couvre-chef typiquement français. Le nom et le design ont été choisis comme symboles de liberté et pour représenter les figures allégoriques de la République française.
Revenons dans le temps. Les bonnets phrygiens sont utilisés depuis très longtemps, même dans l’Antiquité. Pendant la Révolution française, le peuple les arborait pour évoquer la liberté. Ils tirent leur origine de Phrygie, d’où leur nom. Le bonnet phrygien est l’un des symboles de la République française.
Les sports des Jeux Olympiques
Il y aura 45 sports différents durant ces Jeux.
Les 41 sports olympiques :
- Athlétisme
- Aviron
- Badminton
- Basketball, Basketball 3×3
- Boxe
- Canoë sprint, Canoë-kayak slalom
- Cyclisme sur piste, Cyclisme sur route, BMX freestyle, BMX racing, VTT (Mountain bike)
- Escrime
- Football
- Golf
- Gymnastique artistique, Gymnastique rythmique
- Trampoline
- Haltérophilie
- Handball
- Hockey
- Judo
- Lutte
- Pentathlon moderne
- Rugby
- Natation, Natation artistique, Natation en eau libre (marathon)
- Plongeon
- Waterpolo
- Sports équestres
- Taekwondo
- Tennis, Tennis de table
- Tir, Tir à l’arc
- Triathlon
- Voile
- Volleyball, Beach-volley
Les 4 sports additionnels :
- Breaking
- Escalade sportive
- Skateboard
- Surf

L’histoire des Jeux Olympiques
L’histoire des Jeux remonte à l’Antiquité et prend ses racines en Grèce, dans le Péloponnèse, il y a environ 3000 ans. Des concours sportifs étaient organisés à Olympie tous les quatre ans et ont pris le nom de Jeux Olympiques. On ne sait pas précisément quand ils ont commencé, mais la première date enregistrée est 776 av. J.-C.
Ces concours étaient organisés en l’honneur du dieu Zeus, le roi des dieux. Les Jeux antiques ne duraient qu’un jour jusqu’en 684 av. J.-C., date à partir de laquelle ils se sont étendus sur trois jours. Au Ve siècle av. J.-C., leur durée fut portée à cinq jours.
Les épreuves des Jeux antiques incluaient des disciplines telles que la course à pied, le saut en longueur, le lancer du javelot, le lancer du disque ou le discobole, la boxe, le pancrace, le pentathlon, la lutte et l’équitation.
Pour aller plus loin
Quelques notes par rapport à quelques sports
- Le Pentathlon :
Le Pentathlon est devenu un sport olympique avec l’ajout de la lutte en 708 av. J.-C.
- La course à pied :
On distinguait :
- Le stade, ou stadio, l’épreuve de vitesse dominante, courue sur la piste d’Olympie d’un bout à l’autre (200 m)
- Le diaulos ou double stade (400 m)
- Le dolichos ou long stade (course de fond de 7 à 24 stades)
- Le saut en longueur :
Les athlètes utilisaient des haltères en pierre ou en bronze pour améliorer leur saut. Ils tenaient un haltère dans chaque main jusqu’à ce qu’ils retombent et les jetaient en arrière.
- Le lancer du disque ou discobole :
À l’origine, le disque était taillé dans la pierre. Par la suite, il fut réalisé en plomb ou en bronze. La technique de lancer est la même qu’aujourd’hui.
- La lutte :
Très prisée, elle était considérée comme une forme d’exercice militaire sans armes. Le combat ne s’achevait que lorsque l’un des lutteurs reconnaissait sa défaite.
- La boxe :
Les boxeurs entouraient leurs mains de lanières pour renforcer leurs poings et affermir les jointures des doigts. Ces courroies, d’abord en cuir souple, sont devenues plus rigides au fil des années. Les coups portés au visage défiguraient souvent l’adversaire.
- Le pancrace :
Cette forme primitive d’art martial, qui combinait la lutte et la boxe, était l’un des sports les plus durs de l’époque. Il aurait été créé par Thésée, héros athénien, lorsqu’il extermina le féroce Minotaure dans le labyrinthe crétois.
- L’équitation :
Composée de courses de chevaux et de courses de chars, l’équitation se déroulait dans l’hippodrome, un vaste espace plat.

Pays qui iront aux Jeux Olympiques
Il y aura 206 pays qui participeront aux Jeux Olympiques de cette année 2024. Voici la liste complète :
Amérique
- États-Unis
- Canada
- Mexique
- Belize
- Costa Rica
- Guatemala
- Honduras
- Panamá
- Argentine
- Bolivie
- Brésil
- Chile
- Colombie
- Ecuador
- Paraguay
- Pérou
- Surinam
- Uruguay
- Venezuela
- Îles Vierges britanniques
- Îles Vierges des États-Unis
- Aruba
- Jamaïque
- Porto Rico
- Bahamas
- Trinité et Tobago
- Barbade
- Dominique
- Grenade
- Saint-Vincent-et-les Grenadines
Europe
- Espagne
- France
- Allemagne
- Royaume-Uni
- Italie
- Portugal
- Pays-Bas
- Belgique
- Suisse
- Autriche
- Grèce
- Suède
- Norvège
- Danemark
- Finlande
- Ukraine
- Moldavie
- Estonie
- Lettonie
- Lituanie
- Pologne
- République tchèque
- Slovaquie
- Hongrie
- Roumanie
- Bulgarie
- Serbie
- Monténégro
- Bosnie-Herzégovine
- Croatie
- Slovénie
- Albanie
- Kosovo
- Turquie
Asie
- Kazakhstan
- Ouzbékistan
- Turkménistan
- Kirghizistan
- Tadjikistan
- Israël
- État de Palestine
- Jordanie
- Irak
- Iran
- Koweït
- Arabie Saoudite
- Bahreïn
- Qatar
- Émirats Arabes Unis
- Liban
- Syrie
- Pakistan
- Inde
- Thaïlande
- Viêt Nam
- Malaisie
- Singapour
- Indonésie
- Chine
- Mongolie
- Corée du Sud
- Corée du Nord
- Japon
- Philippines
- Hong Kong
Océanie
- Australie
- Nouvelle-Zélande
- Fidji
- Guam
- Îles Cook
- Îles Marshall
- Samoa
- Papouasie-Nouvelle-Guinée
Afrique
- Afrique du Sud
- Algérie
- Angola
- Botswana
- Burkina Faso
- Burundi
- Cameroun
- République Démocratique du Congo
- Côte d’Ivoire
- Djibouti
- Égypte
- Érythrée
- Éthiopie
- Gabon
- Gambie
- Guinée-Bissau
- Kenya
- Lesotho
- Liberia
- Libye
- Madagascar
- Maroc
- Maurice
- Mozambique
- Namibie
- Nigeria
- Ouganda
- Sénégal
- Soudan du Sud
- Tanzanie
- Tchad
- Togo
- Tunisie
- Zambie
- Zimbabwe
Ces nations viendront ensemble pour célébrer l’esprit sportif et la compétition lors des prochains Jeux Olympiques.
Les Jeux Olympiques les plus célèbres
Voici 10 Jeux Olympiques qui ont marqué l’histoire des ceux-ci.
- Jeux Olympiques de Paris, en 1900 : les femmes intègrent la compétition
En cette année 1900, les Jeux Olympiques qui se déroulent à Paris voient s’ajouter une nouveauté de taille à leur organisation. Le Comité International Olympique décide d’ouvrir la compétition sportive aux femmes, qui en sont exclues depuis l’Antiquité puisque les Jeux étaient, à cette époque, synonymes de “virilité ». Toutefois, seule une poignée de disciplines leur est alors accessible : le tennis sur gazon, la voile, le croquet, l’équitation et le golf. Des sports alors considérés comme étant compatibles avec la féminité et donc avec les stéréotypes de genre dont souffraient les femmes à cette époque. Cette année-là, sur 997 participants, 22 athlètes sont ainsi des femmes.
- Jeux Olympiques de Chamonix, en 1924 : naissance des Jeux Olympiques d’Hiver
Il faut attendre 1921 pour que le Comité International Olympique décide d’organiser l’équivalent hivernal des Jeux Olympiques. En 1924, à Chamonix (région de France), naissent pour la première fois les Jeux Olympiques d’Hiver ! La compétition, entièrement dédiée aux sports d’hiver, attire alors plus de 10 000 spectateurs. Organisés la même année que les Jeux Olympiques d’été pendant 70 ans, les JO d’hiver sont finalement décalés de deux ans par rapport aux JO d’été, à partir de 1994.
- Jeux Olympiques d’Amsterdam, en 1928 : l’athlétisme s’ouvre aux femmes
En 1928, à Amsterdam, soit 28 années après avoir été autorisées à prendre part aux Jeux Olympiques, les femmes obtiennent enfin le droit de participer aux épreuves de gymnastique et d’athlétisme. Sur 2883 participants, 277 athlètes sont des femmes ! Ce qui, pour certains critiques de l’époque, constitue « un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de la compétition ». Nul doute que leur contrariété aurait été encore plus forte s’ils avaient été témoins des Jeux Olympiques de Londres, en 2012, où la première participation des femmes dans les épreuves de boxe était célébrée ! L’année 2012 fut cruciale dans la lutte pour l’égalité des sexes dans le sport, car tous les pays participants présentaient alors des équipes composées de représentants masculins et féminins.
- Jeux Olympiques de Berlin, en 1936 : Jesse Owens défie Adolf Hitler
Au pouvoir depuis 1933, Adolf Hitler compte bien utiliser les Jeux Olympiques qui se déroulent à Berlin en 1936 pour asseoir encore un peu plus son autorité. Son objectif : promouvoir toujours davantage l’idéologie nazie et faire la promotion de « la race aryenne ». Mais tout ne se passe pas tout à fait comme le Führer l’avait prévu. Car ce n’est pas un Allemand qui s’apprête à marquer les esprits des plus de 100 000 spectateurs présents cette année-là, mais Jesse Owens, un athlète afro-américain. C’est notamment face à l’Allemand Luz Long que Jesse Owens remporte l’épreuve de saut en longueur. Bien sûr, l’embrassade des deux sportifs, survenue juste après la victoire de l’Américain sous les yeux de Hitler, a elle aussi marqué les esprits !
- Jeux Olympiques de Rome, en 1960 : l’exploit du marathonien Abebe Bikila
L’homme qui a marqué les Jeux Olympiques de Rome en 1960, c’est, alors inconnu. Soldat de l’armée éthiopienne, il intègre les JO à la dernière minute pour remplacer un athlète blessé, sans être préparé ni correctement équipé. Si bien que c’est pieds nus, sans chaussures, qu’parcourt les 42,195 km du marathon. Le soldat a-t-il remporté l’épreuve des Jeux Olympiques à la grande surprise générale ? Oui. En terminant la course en 2 h 15 min et 16 s, Abebe Bikila a-t-il battu le record du monde de 8 secondes ? Bien sûr ! Est-il devenu le premier médaillé d’or de l’histoire de l’Afrique de l’Est ? Absolument ! A-t-il remporté à nouveau cette épreuve quatre ans plus tard aux Jeux Olympiques de Tokyo ? Évidemment.
… et première participation des athlètes en fauteuil roulant
Mais les Jeux Olympiques de Rome en 1960 marquent aussi les grands débuts des jeux paralympiques. En 1948, en marge des Jeux Olympiques de Londres, le neurochirurgien Ludwig Guttmann organise une compétition pour 16 vétérans en fauteuil roulant. Les épreuves ? Du tir à l’arc et du netball. Douze ans plus tard, à Rome, le Comité international olympique accepte de consacrer une compétition à 400 athlètes, tous souffrant d’un handicap. Cette compétition est alors baptisée « les IXe Jeux Internationaux de Stoke Mandeville », en référence aux Jeux internationaux de Stoke Mandeville auxquels, en 1952, plusieurs vétérans avaient déjà participé.
- Jeux Olympiques de Mexico, en 1968 : le poing levé contre la ségrégation aux États-Unis
C’est dans un contexte politique tendu que s’organisent, en 1968, les Jeux Olympiques de Mexico. Nous sommes à peine quelques mois après l’assassinat de Martin Luther King Jr. et la ségrégation fait rage aux États-Unis. Bien que les athlètes noirs américains aient été encouragés à boycotter les Jeux, Tommie Smith et John Carlos étaient bien décidés à utiliser la visibilité des JO pour manifester de manière pacifique pour le respect de leurs droits civiques. À l’issue de la compétition, et une fois sur le podium, les deux athlètes lèvent chacun leur poing, ganté, en l’air. Si le geste des sprinteurs est similaire au salut symbolique des Black Panthers, Tommie Smith déclarera plus tard qu’il s’agissait surtout d’un « salut pour les droits de l’Homme ». Également présent sur le podium était l’australien Peter Norman, dont le blouson était décoré des insignes de l’Olympic Project for Human Rights. Si l’image a très rapidement fait le tour du monde et représente, encore aujourd’hui, l’un des événements les plus marquants de l’histoire des Jeux Olympiques, les deux athlètes ont néanmoins été exclus définitivement des Jeux par le Comité international olympique, à la suite de leur geste symbolique.
- Jeux Olympiques de Montréal, en 1976 : boycott de plusieurs pays africains contre l’Apartheid
En 1976, pas moins de 22 pays africains décident de boycotter les Jeux Olympiques qui se déroulent cette année-là à Montréal, dans un mouvement lancé par la Tanzanie. La raison ? La présence de la Nouvelle-Zélande à ces JO, pays jugé complice du régime de ségrégation qui sévit en Afrique du Sud depuis 1948.
En effet, les nations africaines reprochent à la Nouvelle-Zélande d’avoir envoyé, plus tôt dans l’année, son équipe nationale de rugby en Afrique du Sud pour disputer plusieurs rencontres, en plein Apartheid. Indignés face à « la collaboration des autorités sportives néo-zélandaises avec l’Afrique du Sud raciste en dépit de la condamnation par le monde entier de telles relations », les 22 pays d’Afrique contactent donc le Comité international olympique pour exiger l’exclusion de la NZ des JO cette année-là. Mais la demande se solde par un échec. Plus de 7 000 athlètes refuseront donc de se rendre à Montréal pour participer aux Jeux Olympiques de 1976.
- Jeux Olympiques de Moscou, en 1980 : riposte en pleine Guerre Froide
C’est dans un contexte historique et international on ne peut plus… froid que se déroulent les Jeux Olympiques de Moscou, en 1980. Et pour cause, ces derniers ont lieu en pleine Guerre Froide, entre les États-Unis et l’URSS. Les EU appellent donc à boycotter les Jeux qui se déroulent cette année-là en « territoire ennemi ». Et pas moins de 67 pays occidentaux répondent à l’appel, prétextant vouloir protester contre l’invasion de l’URSS en Afghanistan. Cette même année, et alors que la Pologne se trouve sous l’influence de l’Union soviétique, l’Athlète polonais Wladyslaw Kozakiewicz remporte l’épreuve de saut à la perche (établissant au passage un nouveau record du monde à 5,78 mètres de haut) contre l’athlète soviétique Konstantin Volkov. Et ce, malgré les tentatives de déconcentration du public rythmées par des sifflets et des insultes. Après avoir été déclaré gagnant, le Polonais ne manque pas d’adresser un joli bras d’honneur au public… avec le sourire.
En réponse au boycott de 1980, quatre ans plus tard, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles, l’Union soviétique ainsi qu’une quinzaine de pays du bloc soviétique boycottent à leur tour, les JO.
- Jeux Olympiques de Sydney, en 2000 : Corée du Nord et Corée du Sud sous un même drapeau
En cette année 2000, lors des Jeux Olympiques de Sydney, la Corée du Nord et la Corée du Sud ont choisi de s’unir et de défiler ensemble sous un même drapeau et dans des uniformes identiques, lors de la très symbolique cérémonie d’ouverture. Qu’y avait-il sur ce drapeau ? Un fond blanc avec une image de la Corée unifiée en couleur bleue. Une image rare et marquante, que les spectateurs ont pu à nouveau apprécier lors des Jeux Olympiques de 2018 à Pyeongchang.
