Auteure : Sarah R.

Nommée deux fois championne suisse de triathlon. Détentrice du record des 4km de Lausanne. Gagnante des 1000 mètres Gruyère, de la course la course de l’escalade, de la course des pavés, des compétitions Youth League à Zurich et à Yverdon, et deuxième à celles de Linthal et Nyon.  Aimie Decrausaz s’inscrit peu à peu dans l’histoire suisse du triathlon.  Elle commence le triathlon à 10 ans et découvre une passion qui l’a fait vibrer, elle relève ses propres défis et poursuit son rêve chaque jour. Le triathlon, pour ceux qui ne connaissent pas, est un enchaînement de natation entre 250m-500m, de vélo entre 3,7km-10km, et de course à pied entre 1km-2,5km (ces distances sont celles des compétitions auxquelles Aimie participe pour son âge). La création de ce sport remonte à 1974, lorsque les Californiens Jack Johnson et Don Shanahan décident d’organiser une compétition locale où l’on mélangerait ces trois disciplines. Ils la baptisent plus tard triathlon en référence au grec (tri = trois, áthlon = concours). Depuis l’an 2000, les compétitions de triathlon se disputent aux Jeux Olympiques.

Malgré ses exploits, Aimie a su rester simple. Elle est d’une incroyable bienveillance, toujours prête à rendre service à ses amis, et à être présente pour sa famille. En ce moment, elle entame sa 11ème année au collège des Rives dans la classe de Madame Leimer. Entre études, famille, amis et sport, Aimie a eu la gentillesse de nous accorder une interview pour nous faire découvrir son monde.

 Aimie pourquoi as-tu eu envie de commencer le triathlon ?

J’ai eu envie de commencer car avec l’école on faisait un parcours militaire où il y avait une boucle de course à pied. J’ai très vite compris que j’aimais courir et que j’étais bonne dans ce domaine. Le vélo, j’ai toujours aimé en faire dans mon village avec mes frères et sœurs.

As-tu quelqu’un de ta famille qui fait aussi du triathlon ?

Oui, mon oncle qui en fait depuis 7 ans.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est la Youth League ?

La Youth League est une série de 4 compétitions par année, répartie en deux blocs (deux compétitions en juin, deux autres en août- septembre). Il y a aussi deux catégories, U16 (participants en dessous de 16ans) et U18 (participants en dessous de 18ans). La dernière compétition Youth League est le championnat suisse.

Quelle est la disciple (natation, course, vélo) en triathlon qui t’a demandé le plus d’entraînement ?

La natation, car avant de commencer le triathlon je savais nager comme la plupart des personnes mais sans la technique, je n’avais jamais pris de cours. J’ai dû apprendre, et beaucoup m’entraîner.

Quelle est la discipline que tu aimes le plus ?

La course à pied car c’est là où je me débrouille le mieux. J’aime aussi faire des compétitions d’athlétisme comme les 4 kilomètres, les 1000 mètres gruyère, course de l’escalade… Mais autrement c’est à peu près pareil.

Combien d’heures de sport fais-tu par semaine ?

Lorsque j’ai commencé le triathlon, je faisais 5 heures par semaine. En quatre ans, cela a presque triplé. Je fais entre 13-14 heures et j’ai congé un dimanche sur trois.

T’estu déjà blessée quelque part ? 

Pas gravement, mais il m’est arrivé d’avoir des blessures à cause de chutes. J’ai eu aussi deux infections à la main à la suite d’une chute sur la piste d’athlétisme et à une écharde au pouce.

Quel rôle joue ta famille dans les déplacements et tes entraînements ? 

Ils me soutiennent et font « taxi » pour mes entraînements. Ma maman aime bien me faire des petits speechs et me rassurer avant les compétitions. Mon papa et mes frères et sœurs viennent me voir aux compétitions locales. Ma grand-mère m’emmène également aux entraînements et elle est très présente pour moi.

Quels sont tes plus grands objectifs à atteindre dans le triathlon 

Je rêverais d’aller aux championnats d’Europe, faire les coupes d’Europe ou encore la coupe du Monde.

As-tu un exemple que tu aimerais suivre dans ton parcours sportif ?

Je pense que c’est Nikolas Spirig.

Quelle est la compétition qui t’a rendu la plus fière ?

Le championnat suisse à Yverdon. J’ai remporté la course devant ma famille et mes amis. Cela m’a vraiment rendue fière.

Quelle est la compétition la plus lointaine à laquelle tu as participée ? 

La Youth League à Lithal, j’y suis allée en voiture avec ma maman et cela m’a pris environ 3h40. Nous avons dormi sur place.

Comment se déroule une journée de compétition ?

En premier, je me lève pour déjeuner environ 3h avant la course, puis j’ai rendez-vous avec l’équipe pour le briefing. Entre temps je me pose un moment. Ensuite j’ai le Check in (= quand tu amènes ton vélo dans la zone de transition) et l’échauffement (12min de course + 3min d’exercices de coordination). Enfin je finis par me diriger vers le départ de la course.

Comment vis-tu le stress ?

Je suis un peu stressée le matin, mais surtout à l’heure de l’échauffement car c’est à ce moment-là que je me rends vraiment compte que la course va débuter.

Que penses-tu du chemin que tu as parcouru ?

Je suis très contente de moi, car au départ quand j’ai commencé le triathlon je ne pensais pas arriver à ce niveau. Mais il est vrai qu’après une compétition, je me focalise directement sur la prochaine tout en savourant le résultat et en apprenant de mes erreurs si je ne suis pas satisfaite de quelque chose.

Te souviens-tu d’une anecdote que tu voudrais nous faire partager ?

C’était en camp en Italie, et il y avait le changement d’horaire. On n’avait pas nos téléphones mais seulement nos montres dans nos chambres. On a cru que le changement d’horaire ne se faisait pas automatiquement, nous avons programmé notre réveil 1h plus tôt, mais malheureusement nos montres avaient changé d’heure. Nous nous sommes levées et habillées, et avons débarqué au déjeuner alors qu’il n’y avait personne. 

Combien de camp as-tu fait cette année ?

J’en ai fait 4. Un au Portugal (février), un autre en Toscane (Avril), et pendant les vacances d’été j’ai fait deux camps, à Sursee et à la Vallée de Joux.

As-tu des sponsors ?

Oui, ce sont BMEF, PRO bike, AXA Grandson et la boucherie Perusset.

Quels sont tes intérêts en dehors du sport ?

J’aime sortir voir mes amies, lire, et cuisiner. Mais ma vie est quand même assez remplie par le sport.

Aimie souhaiterait continuer ses études l’année prochaine à Auguste Piccard, un gymnase dédié aux études sport et arts. Le choix de son futur métier reste encore indécis, mais elle aimerait se tourner vers une profession en rapport avec les animaux. Du côté du triathlon, ses projets sont de conserver son titre de championne suisse et regagner la médaille suisse en relais. Nous lui souhaitons pleins de succès dans ses futurs projets, et enfin nous la remercions de nous avoir accordé cette entrevue.