Auteur : Louis G.

Cela fait bien longtemps que les hommes observent le ciel. Avec le temps, on a développé des choses permettant d’en apprendre encore et encore. Et aujourd’hui, bien qu’il nous cache encore énormément de choses, nous connaissons quand même un petit peu l’univers et ce qui s’y trouve.

Courte histoire de l’astronomie

Les premières traces d’observations du ciel datent de l’époque préhistorique du Néolithique. Avant, pas de véritables retrouvailles d’observations astronomiques. Certaines sources ont pu démontrer que des hommes du Néolithique faisaient des calendriers de l’évolution céleste. Une interprétation religieuse était attribuée à certains phénomènes et des vestiges archéologiques comme Stonehenge témoignent de l’interprétation religieuse associée aux observations astronomiques.

Ces pierres servaient par exemple au repère du lever et du coucher de soleil et de la lune.

Plus tard dans l’Histoire, on a retrouvé la mention d’une éclipse lunaire décrite par les Mayas en Amérique.

L’astronomie se développe ensuite à l’Antiquité : d’abord des observations à l’œil nu, mais qui ont déjà permis de repérer les mouvements d’étoiles et de constellations (groupe d’étoiles dans la sphère céleste). Le terme d’écliptique apparaît ensuite au 8ème siècle avant J.-C. C’est le plan d’orbite dans lequel s’effectue l’orbite de la Terre autour du Soleil. Plusieurs visions de l’univers et des astres sont imaginées durant cette période par Ptolémée, qui dit que la Terre est au centre de l’univers, par Aristote, qui prône une vision poétique et esthétique des mouvements des astres et qui n’est pas très scientifique, une vision qui sera remise en cause par Copernic entre autres.

Au Moyen-Age, on peut observer quelques avancées en terre islamique, comme la construction d’un observatoire ou de nouvelles découvertes sur l’obliquité de l’écliptique : l’angle entre l’axe de rotation d’une planète et une perpendiculaire à son plan orbital. L’obliquité terrestre varie, mais a été calculée actuellement à environ 23,4 degrés.

Les astronomes arabes ont énormément contribué au développement de leur science durant tout le Moyen-Age en découvrant des exoplanètes (planètes situées en dehors du système solaire) ou en traduisant les connaissances astronomiques grecques.

Petite parenthèse : j’ai parlé de Copernic un peu avant ; il est le premier à contredire les théories qui disent que la Terre est au centre du Monde. Il sera défendu par Galilée et Kepler qui perpétueront et amélioreront sa théorie émise en 1513, qu’on appelle « l’héliocentrisme » hélio : soleil ; centrisme : centre, le soleil au centre. Une théorie qui, on le sait bien évidemment aujourd’hui, n’est pas totalement vraie, car le soleil n’est pas le centre de l’univers. Mais c’est une théorie qui s’opposa au géocentrisme et qui mis du temps à être acceptée, car le géocentrisme, qui disait que le centre de l’univers était la Terre et que les astres tournaient autour d’elle, était très ancré dans les croyances religieuses.

Aux alentours de 1600, le télescope apparaît, précédé quelques années auparavant par la lunette d’approche, ou longue-vue. On distingue deux types de télescope :

  • Le télescope “réfracteur”, aussi appelé “lunette astronomique”
  • Le télescope “réflecteur”

La lunette astronomique augmente la taille des objets spatiaux grâce à un système de lentilles. Le télescope réflecteur, inventé par le physicien Isaac Newton, ne possède pas de lentilles, mais des miroirs qui reflètent la lumière et forment une image.

Ces inventions permettent d’observer beaucoup mieux le ciel et par conséquent de découvrir de nouvelles choses.

Durant l’époque contemporaine, on arrive à mieux estimer la distance qui nous sépare des étoiles ; ou plutôt devrais-je dire les distances, car les étoiles ne sont pas chacune à la même distance de notre Terre. Par exemple, l’étoile Proxima du Centaure, dans la constellation du Centaure, est à environ 4 années-lumière.

Quelques explications de tailles

Je vous parie que vous ne représentez pas correctement les tailles et les distances dans notre système solaire par exemple. Pour permettre une bonne compréhension de son organisation et fonctionnement, les tailles et les distances ont été harmonisées. Car elles sont trop grandes pour nos représentations. Jupiter par exemple, est la plus grande planète avec ses 143 000 kilomètres de diamètre. Pour comparer, la Terre n’en a que 12 742, et le soleil est 109 fois plus grand (1,4 millions de kilomètres). L’étoile Sirius, de la constellation du Grand Chien, mesure 1,7 millions de kilomètres, ce qui est relativement proche. Si ces grandeurs vous paraissent énormes, imaginez Bételgeuse, de la constellation d’Orion, qui fait 1300 fois le diamètre du soleil. Autant dire que nous ne sommes absolument rien.

Les distances sont aussi énormes. Nous sommes à environ 150 millions de kilomètres du soleil, et c’est d’ailleurs cette distance qui est la référence de l’unité astronomique. Cette unité est utilisée pour exprimer les distances dans le système solaire. Pour calculer approximativement des distances avec les étoiles, qui sont beaucoup plus éloignées, il y a donc une autre unité, l’année-lumière, qui correspond à environ 10 billions de kilomètres. Sirius est à 8,6 années-lumière. Bételgeuse, attention, à environ 640 années-lumière. Ces distances sont tout à fait inimaginables.

Observations du ciel

Dans le ciel étoilé, on connaît probablement tous la Grande Ourse. Et on sait pour la plupart la reconnaître ; une sorte de casserole qui brille beaucoup. Il y a aussi la Petite Ourse, une casserole également, un peu plus petite, et qui nous sert à repérer le nord grâce à l’étoile Polaire située tout en haut de son manche. Une étoile que vous connaissez aussi sans doute, de son nom scientifique Alpha Ursae Minoris. Elle ne bouge pas, car elle se trouve au-dessus de l’axe de rotation de la Terre, ce qui la fait rester toujours au nord.

La Grande Ourse et la Petite Ourse sont des constellations : des groupes d’étoiles voisines dans la sphère céleste. On en dénombre 88, mais certaines sont compliquées à reconnaître ou ne brillent pas beaucoup. Orion, par exemple, est une constellation facilement reconnaissable, car elle possède une forme particulière : un triangle d’étoiles et trois petites étoiles au milieu.

Parenthèse astrologique : Au cours de l’histoire, quelque chose que l’on peut facilement confondre avec l’astronomie est apparu : l’astrologie. Vous vous dites alors : signes astrologiques, signe du zodiaque, horoscopes. Car les signes astrologiques sont chacun attachés à une constellation. Les 12 constellations du Zodiaque ont été créées, car dans chacune on pouvait imaginer une forme particulière ; ce qui a donné leurs noms.

Quand on ne connaît pas les constellations, on ne sait pas différencier étoiles et planètes. Ces dernières, pour certaines, brillent beaucoup ; ce ne sont pas elles qui brillent, mais le soleil qui les fait briller. Vénus est celle qu’on connaît pour briller le plus. Elle est dotée d’une couche nuageuse très opaque qui facilite le réfléchissement du soleil et qui augmente son éclat. On la surnomme “étoile du Berger”, car elle aurait servi aux bergers comme indication pour rentrer leurs troupeaux. Jupiter, Saturne et Mars sont aussi parfois visibles à l’œil nu, et on peut même apercevoir la teinte rougeâtre du sol de Mars (la planète rouge).

Vous pouvez regarder cette vidéo : https://youtu.be/hJadtYf9-oA?feature=shared qui vous expliquera et vous fera comprendre mieux que moi les tailles et les distances dans le système solaire.

Si ça vous intéresse d’observer le ciel étoilé, d’en apprendre davantage sur l’astronomie, je vous conseille des applications mobiles comme Ski Guide ou Stellarium qui vous permettent de repérer où est quelle étoile à n’importe quel moment et qui vous donnent plein d’infos.