Auteur : Basile G.
Le 12 mars 2025 notre parlement a élu un nouveau conseiller fédéral. Ce n’est pas deux grandes figures comme Donald Trump ou Kamala Harris qui se sont affrontés, mais Martin Pfister et Markus Ritter deux Suisses centristes.
Le contexte :
Le 15 janvier 2025, Viola Amherd, actuelle conseillère fédérale à la tête du DDPS (Département de la défense, de la protection de la population et des sports), a présenté sa démission. La Valaisanne du parti “Le Centre” devait gérer un département compliqué à cause de plusieurs affaires et surtout le contexte mondial très tendu. Suite à cela le chef de l’armée et celui du renseignement ont aussi démissionné, ce qui rend le département encore plus instable. Il faut donc un successeur capable de reprendre ce département.
Une élection en Suisse :
En Suisse le système politique est assez unique. Tout ce système est très compliqué et je vais essayer de l’expliquer simplement. Comme dans la plupart des démocraties, en Suisse, le pouvoir est divisé pour éviter qu’il revienne à un seul homme. Il est divisé entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire.
Le pouvoir législatif consiste à créer les lois, le pouvoir exécutif à exécuter les lois et le pouvoir judiciaire vérifie que les lois soient bien respectées. En Suisse nous n’avons pas que le pays qui a du pouvoir, les charges sont réparties entre la confédération, les cantons et les communes. L’élection a eu lieu au plus haut niveau, celui de la confédération et dans l’organe exécutif.
Le peuple suisse élit tous les 4 ans le parlement, le pouvoir législatif de la confédération, qui est composée du Conseil national et du Conseil des États. Le Conseil national est composé de 200 membres qui représentent le peuple, car chaque canton a le droit à 1 membre au Conseil national pour environ 40’000 habitants.
Le Conseil des États représente le canton. Chaque canton a le droit à 2 membres et chaque demi-canton 1 seul. Il y a donc 46 membres.
C’est les deux chambres réunies qui élisent les conseillers fédéraux tous les 4 ans ou lorsqu’un d’entre eux doit être remplacé en cours de mandat.
La formule magique :
La Suisse est réputée pour être un pays neutre et qui sait faire de bon compromis. Au Conseil fédéral la formule magique existe depuis 1959. Elle consiste à avoir 2 représentants du PS (parti socialiste), 2 du PLR (parti libéral-radicale), avant 2003, 2 représentants du Centre et après un seul et enfin 1 représentant de l’UDC (Union démocratique du Centre) avant 2003 puis 2 après 2003. Comme Viola Amehrd était du Centre, c’est tout naturellement qu’un centriste a pris sa place.
En Suisse on essaie aussi de répartir équitablement les postes (hommes-femmes ; représentation des cantons…) même si ce n’est pas toujours le cas.
Deux candidats se sont donc présentés :

Martin Pfister
Date de naissance : 31 juillet 1963
Canton: Zoug
Parti: Le Centre
Divers : Martin Pfister était peu connu en politique.
Il a été élu en 2006 au Grand Conseil de Zoug.

Markus Ritter
Date de naissance : 19 avril 1967
Canton : Saint-Gall
Parti : Le Centre
Divers : Il fait partie du parlement et était donc plus connu que son concurrent. Une autre conseillère fédérale venait déjà du canton de Saint-Gall, ce qui a peut-être joué en sa défaveur.
Martin Pfister a finalement gagné cette élection et prendra ses fonctions en avril. Le Zougois a réussi à obtenir les voies d’un plus large panel alors que son concurrent a surtout séduit l’UDC. Martin Pfister sera donc le remplaçant de Viola Amehrd.
