Auteur : Louis G.
Parmi les choses présentes dans notre immense univers, il y a certaines choses intrigantes et parfois magnifiques que sont les nébuleuses, ces géantes du cosmos rares et pleines de mystère ?
Dans ce deuxième article sur l’astronomie, je vais vous parler d’un type d’objets stellaires qui se veut assez rare. Qu’est-ce qu’une nébuleuse ? Ce terme désigne tout objet céleste composé de gaz et de poussières. Il en existe deux grands types : les nébuleuses diffuses et les nébuleuses obscures. Le premier type caractérise les nébuleuses qui réfléchissent ou émettent de la lumière et le second la bloquent.
On peut encore typer différemment les nébuleuses. Les nébuleuses “planétaires”, appelées comme ça en raison de leur apparence ronde qui a trompé nombre d’astronomes qui croyaient apercevoir quelque planète. On sait aujourd’hui que cela n’en est rien. Lorsqu’une étoile avec une masse faible ou moyenne, un peu comme le Soleil, atteint la fin de sa vie, elle expulse ses couches externes, ce qui crée un nuage de gaz et de poussière autour du noyau de l’étoile. Ce dernier est appelé “naine blanche” et ses rayonnements ultraviolets donnent une couleur brillante au gaz expulsé. Cela ressemble à ça :


C’est la nébuleuse du Crabe, située dans la constellation du Taureau. Plus précisément, c’est une nébuleuse qu’on appelle “rémanent de supernova”. C’est le résultat de l’explosion d’une étoile massive (8 fois la taille du Soleil ou plus). Dans ce cas-ci l’explosion est tellement énorme que la quantité de matière qu’elle expulse atteint les 10 000 km/s, 3 % de la vitesse de la lumière. Toute la matière expulsée, constituée principalement de gaz, s’étend et le noyau de l’étoile peut devenir un pulsar (étoile dense et compacte qui tourne très vite et qui crée un énorme champ magnétique autour d’elle) ou un trou noir (sorte d’étoile de la taille de Londres et dont la masse équivaut à 10 fois celle du Soleil, avec un champ gravitationnel énorme qui, par exemple, étire les objets qui s’en approchent). Dans les deux cas les gaz sont extrêmement chauffés provoquant une réaction au niveau des atomes, ce qui produit des émissions lumineuses (bien visibles sur la photo ci-dessus). Les rémanents de supernovas sont très impressionnants à voir car les couleurs et les contrastes sont assez spectaculaires.
Il n’existe pas vraiment de nébuleuses visibles à l’œil nu, bien que l’on puisse vaguement apercevoir certaines comme une sorte de nuage diffus si les conditions météo sont optimales. Pour voir les couleurs et les formes, il faut un télescope. Si vous en avez un, essayez par exemple d’observer la nébuleuse d’Orion, située dans la constellation portant le même nom. Elle se trouve entre la ceinture d’Orion (Alnitak, Alnilam et Mintaka) et Rigel. Plus simple à comprendre sur une carte :

La nébuleuse est appelée ici M42, l’objet numéro 42 dans le catalogue de Messier, le catalogue des nébuleuses et des amas d’étoiles créé en 1774 par Charles Messier, un astronome français. Ce catalogue avait pour but de ne pas confondre comètes et objets diffus dont on avait encore peu connaissance.
J’ai évoqué au début de l’article les nébuleuses obscures, qu’on peut appeler aussi sombres ou d’absorption. Ce sont comme des nuages denses constitués de poussières interstellaires qui empêchent la lumière de passer, et qui donnent l’impression de régions vides d’étoiles. La taille varie mais certaines atteignent les 150 années-lumière (10 billions de kilomètres). Dans ce cas-ci, le nom de “nuage moléculaire géant” est attribué. A l’intérieur des nébuleuses obscures se cache parfois un phénomène particulier : la formation des étoiles.

