
Auteure : Natalija R.
T.W. : arme, violence, mort.
Introduction :
Comme énormément d’évènements survenus dans le monde, certains n’ont pas été entendus. Aujourd’hui je vais vous parler d’un l’attentat qui a marqué la Serbie à tout jamais.
Ce matin-là :
3 mai 2023. Tout semble ordinaire, jusqu’à ce que le premier coup de feu déchire le silence du matin.
Sa première victime sera l’agent de sécurité, Dragan Vlahović. À l’entrée, l’agent de sécurité, se dresse devant le tireur. Il comprend aussitôt le danger. Sans reculer, il lui dit : « Tire-moi dessus, mais ne touche pas aux enfants. » Dragan s’écroule.
Dans le couloir, Ana Bozović et Bojana Asović, deux élèves de 11 ans, tournent la tête, figées par la peur. Trois balles frappent Ana, une autre Bojana. Les jeunes filles étaient juste de passage dans le couloir mais cela a suffi pour les tuer.
Depuis les toilettes, Sofia Negić, 14 ans, entend les cris. Elle entrouvre la porte, puis fait un pas. Le tireur est là. Sofia s’effondre avant d’avoir pu comprendre.
Il avance ensuite vers la salle d’histoire, sa propre classe où ses camarades avaient cours. La porte s’ouvre brusquement. Les élèves se lèvent, incrédules. La professeure tente un geste mais se fait tirer dessus.
Mara Andjelković, 14 ans, s’écroule sur son pupitre, comme son ami, Katarina Martinović, 12 ans, touchée à son tour. Les secours la transporteront vivante, mais elle succombera quelques heures plus tard.
Dans la panique, Andrija Čikić se jette vers son camarade. Il tente de le désarmer, mais les coups partent trop vite. Il s’effondre, à 14 ans, près de ses camarades.
Dans le couloir, Ema Kobiljski, 14 ans, s’avance doucement. Elle parle, d’une voix calme, cherchant à raisonner l’assaillant. Il la vise, tire huit fois et elle tombe. Grâce à son geste héroïque huit enfants ont pu fuir par une porte voisine et sortir de l’école.
Plus loin, Adriana Dukić et Angelina Acimović, elles aussi âgées de 14 ans, sortent de leur classe en courant. Le tireur les voit. Adriana tombe immédiatement, Angelina est grièvement blessée. Elle luttera douze jours avant de mourir, le 15 mai 2023.
À 8 h 42, dans la cour, le silence retombe. Le jeune tireur, encore armé de deux pistolets, se rend à la police. Il ne dit rien. Derrière lui, un massacre !

Qui est le tueur ? :
Kosta Kecmanović est une enfant de seulement 13 ans au moment des faits. Son père l’emmenait tirer et il prenait des cours de l’entraîneur de son père.
En Serbie, le port d’armes est légal si la personne a une autorisation. Pour pouvoir avoir une arme, vous devez avoir un endroit où vous gardez les armes que vous enfermerez avec une clé et un coffre-fort avec un code dans lequel sont les munitions. La seule personne qui a le droit d’avoir la clé et le code est la personne qui détient les armes à son nom, ce qui n’était pas le cas dans cette affaire.
Les premières suppositions de la police étaient que Kosta avait subi du harcèlement ou une pression de ses parents, c’est sur cette théorie que le tireur a insisté tous le long du procès comme « défense ».
Ces suppositions ont été écartées lorsque les enquêteurs ont trouvé dans sa chambre un papier sur lequel étaient inscrits le nom des élèves qu’il comptait tuer. Sur cette feuille, seulement une fille a échappé à la mort. La justice finira par déclarer que Kosta avait prémédité cet attentat un mois avant, ce qui expliquerait la liste.
Le procès :
Le père sera condamné à quatorze ans et six mois de prison pour atteinte grave à la sécurité publique, négligence et abus sur mineur, a annoncé la Haute Cour de justice de Belgrade.
La mère sera mise en examen après que des traces de son ADN aient été retrouvées sur les balles. Elle sera finalement acquittée.
L’entraîneur de tir de Kosta prendra lui aussi un an et trois mois de prison.
Pour finir, l’adolescent Kosta Kecmanović n’ira pas en prison, jugé comme instable psychologiquement et étant mineur. Il sera enfermé dans un hôpital psychiatrique.
D’après les médias serbes, l’adolescent a demandé à plusieurs reprises de sortir par exemple pour aller aux examens que ses camarades avaient, ou pour aller fêter nouvel an avec sa famille, car il ne comprenait pas la raison de son « emprisonnement dans cette chambre » comme il le dira.
Mon avis :
En écrivant cet article j’ai, à de nombreuse reprise, eu les larmes aux yeux. Les gens disent souvent que ça n’arrive qu’aux autres et que ce genre d’événement ne pourrait pas se produire chez vous, et pourtant…
Malheureusement, je trouve que cette affaire n’a pas été assez mise en avant dans les médias. Je ne pense pas que cet article sera potentiellement vu par des centaines de personnes mais j’espère au moins que toute personne qui le lise puisse se rendre compte à quel point ceci est grave et qu’il est plus que nécessaire d’en parler.
Je ne souhaite à personne ce que ces enfants ont vécu.
Sources :
https://informer.rs/hronika/vesti/916867/kosta-masakr-bolnica
https://www.blic.rs/vesti/beograd/uznemirujuci-snimak-masakra-u-skoli-na-vracaru/mkqn8n8
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusillade_de_l’école_primaire_Vladislav_Ribnikar#:~:text=La (fusillade de l’école et un agent de sécurité).
https://www.republika.rs/hronika/hronika/498261/decak-ubica-nova-godina-bolnica-kuci
