Auteur : Tommaso P.

Comme vous l’aurez probablement lu sur votre téléphone ou en feuilletant le journal, dans la nuit du 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une attaque de grande envergure sur le Venezuela. Cette attaque consistait en bombardements autour et à l’intérieur de la capitale, Caracas. Ces bombardements visaient à détruire plusieurs infrastructures militaires telles que des bases aériennes, postes de commandement et installations navales. Durant cette attaque, les États-Unis ont capturé le président du Venezuela, Nicolas Máduro et l’ont ramené à New York où il sera retenu captif dans une cellule. Le président des États-Unis Donald Trump a justifié la capture de Máduro par le fait que ce dernier était accusé de trafic de drogue et de “narco-terrorisme”. Il a également affirmé que Máduro sera traduit en justice pour ces accusations. Le bilan des morts de l’attaque est de 80 à 100 morts et 112 blessés.

À la suite de cette attaque, de nombreux états d’Amérique latine et d’Europe ont manifesté leur mécontentement en qualifiant cette attaque de “violation du droit international et de la souveraineté du Venezuela”. Russie, Chine, Cuba, Iran et d’autres États ont fermement critiqué l’opération, la qualifiant “d’agression et de violation de la Charte des Nations Unies”. D’autres États, en revanche, soutiennent cette action ou ont des avis nuancés. Ces nations sont : le Canada, qui a appelé à respecter le droit international, mais qui a dit qu’il soutenait un avenir pacifique et démocratique pour le Venezuela, l’Argentine (Javier Milei), qui a affirmé soutenir complètement cette action et qui a défini l’enlèvement de Máduro “d’excellente nouvelle”, car son opinion est que le Venezuela avait perdu toute sa légitimité démocratique ; et l’Équateur, qui est du même avis que l’Argentine. Il faut aussi dire que les États-Unis eux-mêmes sont mitigés à propos de cette histoire. Les États partisans de l’opération, qui soutiennent Trump, disent que l’opération était une bonne idée, tandis que le parti démocratique du Congrès critique l’opération comme un acte unilatéral dangereux qui crée un “terrible précédent”.

Les questions juridiques en lien avec cette affaire sont nombreuses, mais une seule ressort et se démarque parmi toutes les autres. Cette question est la suivante : est-ce que l’attaque sur le Venezuela est légale ? Beaucoup de spécialistes disent qu’elle ne l’est pas. Voici les raisons qui les portent à croire ceci. En premier, le droit international classique et notamment la Charte des Nations Unies stipule qu’il est interdit d’utiliser la force contre un autre État sans justification légale explicite.  Cela signifie qu’en principe, les actions de force sont illégales en droit national, sauf autorisations bien précises. Pour cela, l’attaque faite sur le Venezuela n’était en aucun point légale, car les États-Unis n’avaient aucune autorisation et aucun droit d’attaquer le Venezuela. Cependant, voici les raisons que les États-Unis ont avancées en essayant de justifier cette attaque :

1. Lutte contre le trafic de drogues et contre le “narco-terrorisme”, Trump a présenté cette opération comme une action contre un danger pour la sécurité américaine, disant que la plupart des drogues consommées en Amérique provenaient du Venezuela.

    2. Exécution d’un mandat d’arrêt international, Trump affirme également que son attaque visait à appliquer la loi américaine.

      Actuellement, Máduro se trouve toujours en prison à New York et une présidente nommée ad interim, Delcy Rodriguez, dirige temporairement le Venezuela. Les États-Unis ont considérablement renforcé le contrôle des exportations de pétrole, rendant difficile au Venezuela d’écouler son stock de pétrole et faisant décliner l’économie du pays. Cette affaire n’est pas encore terminée et beaucoup de choses peuvent encore arriver. Les tensions politiques entre les États-Unis et le Venezuela sont loin d’être finies.