Auteure : Eléonore Q.

1. Le basilic vert

Nom : basilic vert ou lézard Jésus-Christ

Apparence : écailles d’un beau vert brillant (émeraude), possède une grande crête sur la colonne vertébrale et une double sur la tête pour le mâle, mesure ~ 80 cm chez le mâle, sa queue fait les 2/3 de son corps

Longévité : ~ 10 ans.

Habitat : Costa Rica, Honduras, Nicaragua, Panama ; dans les forêts tropicales, perché dans les arbres, près des étangs, des cours d’eau…

Reproduction : ovipare, c’est un des rares sauriens qui pratique la parthénogenèse (reproduction sans mâle par division des cellules embryonnaires des femelles).

Alimentation : omnivore, se nourrit de rongeurs, d’insectes et de fruits.

Particularité : Ce reptile a un pouvoir unique ; lorsqu’il est menacé par un prédateur il se laisse tomber de son perchoir et se met à courir sur l’eau en utilisant ses pattes arrière !

Son secret ? Un poids plume (200g), des orteils très longs et fins (jouant le rôle de palmes) qui lui permettent de se soutenir et une vitesse maximale de dix km/h ! Si vous voulez reproduire cet exploit, il faudrait frôler les 110 km/h et avoir des muscles quinze fois supérieurs que ceux d’un homme normal ! Son autre nom de lézard « Jésus-Christ » vient justement de cette faculté, car selon la Bible, il aurait marché sur l’eau. Et enfin, l’animal peut rester plus de dix minutes en apnée.

Attention : Il ne faut pas confondre le basilic vert, le lézard, avec le dragon Basilic : un monstre du Moyen-Âge aux yeux jaunes qui peut tuer quiconque croise son regard. Le nom du saurien réel vient peut-être de là, car il possède les mêmes pupilles.

(Ni avec le basilic vert pour la pizza ^^)

2. Le tardigrade   

Nom : tardigrade, aussi appelé ourson d’eau

Description : mesure à l’âge adulte entre 0,1 à 1,5 mm, possède huit pattes, est assez long et épais, aveugle, a une espèce de trompe.

Longévité : entre 12 à 30 mois selon les espèces (l’état de cryptobiose ne compte pas).

Habitat : partout sur le globe (et même sur la lune !). Il vit le plus souvent dans du lichen ou dans la mousse.

Reproduction : ovipare, la femelle pond un à trente œufs où naissent des larves mesurant vers les 0,05 mm. On sait peu de choses sur le mode de reproduction des tardigrades : les scientifiques ont observé des reproductions sexuées, mais aussi par parthénogenèse.

Alimentation : principalement du lichen ou des nématodes (vers). Mais ils peuvent être aussi cannibales.

Particularité : ils sont considérés comme les animaux les plus résistants de la planète. Les tardigrades résistent à des températures de +150 à -272C°. On peut en trouver dans les abysses, les glaciers et même dans les volcans ! Les rayons X et ultra-violets ne leur font aucun effet. Seule la mort du soleil pourrait causer leur extinction. Ils vivent jusque dans le vide spatial. Mais comment font-ils ? C’est simple : s’ils sont en danger, ils entrent en cryptobiose, une sorte de mini-mort. Ils se recroquevillent, perdent 99% de leur eau et la remplacent par un sucre, le tréhalose, qui les protège du froid et renforce leur structure cellulaire. Les tardigrades peuvent rester dans cet état pendant des décennies. Les plus vieux enregistrés ainsi avaient plus de 2000 ans. En 2019, une sonde a été envoyée sur la lune avec pour passagers, 1000 tardigrades d’espèces différentes. On n’a pas de nouvelles d’eux depuis : mais s’ils ont survécu, cela fera d’eux les plus grands champions de l’extrême de l’histoire de notre Terre.

3. Le serpent volant   

Nom : Chrysopelea ornata ou couleuvre volante ou serpent volant

Description : Il mesure environ 1,2m. Il possède de belles écailles vertes à points noirs, et sur le ventre jaune-vert pâle. Elles sont anguleuses, ce qui lui permet de s’accrocher aux arbres. Le serpent volant est venimeux, mais sa morsure n’est pas dangereuse pour l’être humain.

Longévité : difficile à estimer à l’état sauvage.

Habitat : on en trouve surtout en Asie du Sud-Est, comme en Birmanie ou au Cambodge. Le serpent volant vit dans les forêts tropicales, mais on peut en voir dans les jardins, car il aime être dans les grands arbres.

Alimentation :  carnivore, il se nourrit principalement de lézards et de geckos, mais il lui arrive de manger des grenouilles arboricoles, des oiseaux ou des petits mammifères.

Reproduction : ovipares, les femelles pondent 5-8 œufs entre mai et juin.

Particularité : Tout comme les polatouches, le serpent volant est capable d’effectuer des vols planés en se lançant de branche en branche. Pour cela, il écarte ses côtes pour agrandir la surface de son corps et rentre son ventre pour créer un creux qui lui sert de parachute. Il peut ainsi planer sur une centaine de mètres ! Cette technique lui permet d’échapper à ses prédateurs et à atteindre des perchoirs difficiles d’accès.

Attention : ne pas confondre le serpent volant avec le Tengshe, créature mythologique chinoise qui se déplace dans les nuages et la brume en contrôlant les courants aériens.

4. La méduse immortelle   

Nom : Turritopsis  nutricula ou méduse immortelle

Description : petite mésuse d’environ 1cm de diamètre. Elle est transparente et ne pique pas.

Longévité : les plus vieilles méduses étudiées ont été estimées à une centaine d’années.

Habitat : dans les océans du monde entier.

Alimentation : zooplanctons, œuf de poisson et petits mollusques.

Reproduction : Pendant quatre à cinq mois, les mâles et les femelles expulsent des spermatozoïdes et des ovules qui fusionnent en plusieurs œufs. Après fécondation, les œufs dérivent, puis se fixent à un support pour créer un polype. Un polype est composé de nombreux fœtus, ancrés les uns aux autres. Au bout d’un moment, une multitude de bébés méduses, tous identiques, se détachent et commencent leur vie.

Particularité : ce petit organisme marin possède un pouvoir qui va vous… méduser ! En cas de danger, de maladie ou de vieillesse ; elle peut revenir à l’état de polype, c’est-à-dire de bébé méduse. Cela la rend donc théoriquement “immortelle”. Elle peut aussi vieillir pour repasser à l’âge adulte. De très nombreux scientifiques se sont penchés sur son cas. Mais le mystère plane toujours.

5. Le poisson cracheur de feu

Nom : Apogonidae ou poisson cracheur de feu ou cracheur de lumière

Longévité : pas exceptionnel dans son milieu naturel, peu d’information.

Habitat : océan, dans les abysses ou les récifs

Alimentation : zooplanctons et petits crustacés

Reproduction : Le mâle se colle à la femelle et dépose ses spermatozoïdes sur elle. Puis, la femelle pond quelques œufs que le mâle récupère et garde dans sa bouche pendant 1 à 4 semaines (selon les espèces), période où il ne se nourrit pas.

Particularité : comme il vit dans les profondeurs des océans ; la discrétion est vitale. Car il ne faut pas se faire apercevoir par les prédateurs. Lancer un jet de lumière, au risque de se faire repérer, n’est pas une stratégie pour l’animal. Non, c’est un réflexe de survie. Le poisson est le souffre-douleur d’un riquiqui, crabe, ostracode. La proie, voyant sa mort arriver, devient bioluminescente. L’autre bestiole n’a pas d’autres choix que de régurgiter, dans un rot monumental et très rapide, l’intrus.

Bluffant, n’est-ce pas ?

J’espère que ces drôles de bêtes vous ont plu.

À bientôt !