Auteur : Patrick L.

Le fédéralisme repose sur le principe d’une grande autonomie sur la répartition des pouvoirs. Cantons et communes bénéficient de compétences qui leur permettent de régir les affaires régionales selon des règles propres à chacun et par le biais des autorités localement élues. À l’approche des élections générales du 08 mars prochain, il semble approprié de rappeler la précision horlogère de nos institutions électorales.

La clé pour gouverner ? La répartition des pouvoirs

En Suisse, la démocratie s’exprime dans la séparation des différents pouvoirs qui sont au nombre de trois. D’abord, le pouvoir exécutif qui, au niveau national est représenté par le Conseil fédéral et au niveau cantonal par les gouvernements (Conseil d’Etat) qui appliquent les lois et gèrent respectivement le pays et les cantons au quotidien.


Le pouvoir législatif ensuite (Parlement fédéral et parlements cantonaux) qui fait les lois et contrôle le gouvernement.


Et pour finir, le pouvoir judiciaire représenté par les Tribunaux fédéraux et cantonaux, qui vérifient que les lois sont respectées et jugent les conflits.

Dans la répartition des pouvoirs, le peuple joue un rôle essentiel puisqu’il élit notamment ses représentants au Parlement qui constituent le Conseil National et le Conseil des Etats (ensemble forment l’Assemblée Fédérale).

La souveraineté populaire au cœur du système

La majorité des décisions quotidiennes sont réservées aux élus, combinant ainsi représentation et intervention directe.

Cela dit, le peuple élit ses représentants au Parlement mais les citoyens, eux aussi, ont des outils leur permettant d’ajouter ou changer une loi par le biais d’un référendum facultatif ou des initiatives populaires.

Le but : remettre le pouvoir ultime au peuple qui peut décider, à tout moment d’intervenir. Bien qu’ils soient soumis à certaines contraintes comme le nombre de signatures ou la durée pour la récolter de ces signatures, ces outils sont à la portée de tous.

La collégialité : un savant mélange pour exprimer tous les goûts

Le Conseil fédéral est un exécutif collégial de 7 membres, où aucune personne n’a plus de pouvoir qu’une autre, les partis majeurs sont représentés pour éviter qu’un seul parti domine. Par exemple L’UDC : Parti de droite, l’union démocratique du centre, Le PLR : Parti de droite, le parti libéral-radical, Le centre : parti centre-droite, issu de la fusion du PDC (Parti démocrate-chrétien) et le PBD (Parti bourgeois-démocratique) et pour finir, Le PS, partie de gauche, le parti socialiste.

Les sept conseillers fédéraux dont Guy Parmelin (UDC, Vaud) et l’actuel président de la Confédération

Il en est de même dans tous les autres organes politiques et de gouvernance au niveau des Cantons et Communes.

On redistribue les cartes à Yverdon le 8 mars

Dans notre chère cité, c’est le 8 mars que l’on procédera aux élections pour repourvoir les 7 sièges à la Municipalité qui est l’organe exécutif de la ville. Actuellement plutôt sous l’influence du PS associé aux Verts, c’est le moment de voir si la politique actuelle sera reconduite pour les 5 prochaines années ou si les Yverdonnoises et les Yverdonnois choisissent une autre voie potentiellement plus à droite.

Pierre Dessemontet, actuel syndic et encarté PS a d’or est déjà annoncé qu’il ne se représentera pas pour une nouvelle syndicature. Cependant, tous les autres municipaux se représentent pour un nouveau quinquennat.

A signaler la présence de 3 nouveaux partis, plutôt considérés comme des outsiders, dont le premier sous l’appellation d’YVERDON DEMAIN – La voix du peuple, dont les représentants sont, le fameux trublion Ruben Ramchurn et Roland Villard anciennement encarté à l’UDC. Le 2e répondant au nom de “Yverdon Ville inclusive” représenté par Mergim Dibrani, actuellement Conseiller communal. Pour finir, “Solidarité & Écologie” dont Mathilde Marendaz et Rayan Ammon font partie.

Les campagnes électorales vont bon train et il faudrait avoir des dons de voyance pour pouvoir prédire quelle sera la nouvelle constellation d’élus au sein de notre organe exécutif le 8 mars prochain.