Auteure : Natalija R.

L’enfance, des débuts difficiles :
Louis Vuitton est né en 1891 dans un petit village nommé Anchay, en France. Il vivait dans une famille très pauvre, sans eau ni électricité, et aidait à la ferme familiale. Il ne put jamais aller à l’école, car elle était trop loin, environ 7 à 8 km.
À 10 ans, sa mère mourut de causes inconnues. Son père se remaria rapidement avec une femme manipulatrice, et la relation entre elle et Louis fut très mauvaise. À 13 ans, il fuguera de la maison pendant la nuit pour rejoindre Paris.
Aujourd’hui, Google Maps indique quatre jours de marche entre Anchay et Paris, mais il lui fallut trois ans et demi pour y arriver. Il dormait dans la forêt, mangeait ce qu’il trouvait, puis travaillait dans des fermes pour avoir un peu d’argent, un repas ou un endroit où dormir.
Grâce à ces petits boulots, Louis apprit plusieurs métiers : le travail de la pierre, du métal, du textile et du bois.
Le premier travail à Paris :
Arrivé à Paris, il se fit vite remarquer et devint apprenti chez Monsieur Maréchal, un emballeur-malletier, un artisan qui fabrique des malles, caisses et coffres sur mesure.
Il travaillait sans relâche pour perfectionner son art. En 1851, il attira l’attention de l’impératrice de France, qui demanda que seul Louis emballe ses affaires. Au fil du temps, ils devinrent amis et elle lui conseilla d’ouvrir sa propre boutique.
Il économisa tout son argent, acheta son matériel et épousa Émilie, âgé de 17 ans a se moment-là, qui le soutiendra toute sa vie.
Sa première boutique et ses innovations :
À 33 ans, Louis ouvrit sa première boutique : Louis Vuitton.
Chez Monsieur Maréchal, il avait remarqué que les malles arrondies ne pouvaient pas être empilées.
Il utilisa une toile résistante à l’eau et inventa des malles plates, plus pratiques à transporter.
La femme de Napoléon visita sa boutique et lui commanda ses nouvelles malles, ce qui le rendit célèbre. Il créa même un catalogue permettant aux clients de commander de chez eux, une idée très moderne pour l’époque.
Il travaillait sur mesure et inventa par exemple une grande malle pour les robes et jupons afin qu’ils ne se froissent pas pendant les voyages.
Les premières contrefaçons :
Lors d’un gala, Louis remarqua que certaines personnes avaient des copies de ses malles. En enquêtant, il découvrit qu’au moins cinq ateliers copiaient ses modèles.
Après une dispute avec un faussaire, il finit au poste de police et comprit qu’il aurait dû protéger ses inventions par un brevet (un titre qui protège une nouvelle invention).
Son premier atelier et la guerre :
Il ouvrit ensuite un atelier en dehors de Paris et embaucha une vingtaine d’employés. De plus en plus de gens voyageaient, et la demande augmentait.
En 1870, la guerre força sa famille à fuir. À leur retour, leur boutique avait été incendiée et leur matériel volé. Louis décida alors d’ouvrir un nouvel atelier, plus grand, au centre de Paris.
Après la mort de sa femme et de sa fille, il transmit son savoir à son fils avant de mourir le 27 janvier 1892, à 70 ans.
L’hérédité :
George, son fils, reprendra les reines de l’entreprise et créera notamment le fameux print sur tous les produits Louis Vuitton.
Une des idées qu’a eue Louis avant sa mort était par rapport au motif de nombreux produit LV. L’hypothèse la plus probable, donnée par des membres de la famille Vuitton, est que ses logos seraient des carreaux de faïence de la cuisine. Ce que la marque n’a jamais confirmé.

La deuxième idée était par rapport aux fermetures des malles. Les clients avaient dénoncé de nombreux vol et il a eu l’idée d’en créer de nouvelles qui se fermeraient à l’aide d’une clé.

Ces deux idées ont été exécutées par son fils.
Peu à peu, George comprendra que le sucré de Louis Vuitton ne repose plus sur les malles, mais bien leur nom (grâce au Speedy et à l’Alma dont je vous parlerai juste après).
Une alliance avec les nazis ?
Après la mort de George en 1936 l’entreprise sera donnée à son fils, Gaston.
Pendant ce temps la Deuxième Guerre mondiale éclate et Gaston décide de s’allier avec les nazis pour garder l’entreprise même pendant la guerre. Ce ne sera pas la seule marque qui le fera, car Coco Chanel s’alliera elle aussi aux nazis.
On va apprendre toutes ces informations grâce au livre de Stéphanie Bonvicini « Louis Vuitton, une saga française »
L’autrice raconte que lorsqu’elle s’est rendue pour avoir les documents de cette période, on lui a expliqué que tous les documents entre 1930 et 1945 ont été brulés dans un incendie.
Elle trouvera toute de même des preuves montrant que les usines ont été prises sous le contrôle des Allemands, mais qu’elles ont continué de fabriquer des malles.
Aujourd’hui :
Après d’autres polémiques, la marque appartient aujourd’hui au groupe de luxe LVMH (Moët Hennessy Louis Vuitton), dirigé par Bernard Arnault, après de longues années de conflit d’hérédité. Cependant, des membres de la famille Louis Vuitton travaillent toujours pour la marque.
Aujourd’hui la maison de Louis Vuitton est devenue un musée et peut être visitée. Son premier atelier, en dehors de Paris, est toujours fonctionnel et des travailleurs y travaillent encore aujourd’hui.
Les deux pièces emblématiques :
Le Speedy

Au cours des années, les clients ont demandé de faire des changements assez importants. C’est l’actrice Audrey Hepburn qui a demandé qu’on réduise une malle et qu’on en fasse un sac à main. C’est comme ça que l’emblématique sac Speedy, un des plus vendus de la maison, est né.
Ce sac continue d’être porté par de nombreuse célébrité encore aujourd’hui comme Rihanna, grande admiratrice de la marque portant de nombreuses pièces, ou même Bella Hadid.
L’Alma

Le sac Alma est l’un des modèles les plus emblématiques de la maison Louis Vuitton. Créé en 1934 par Gaston-Louis Vuitton, il se distingue par sa forme arrondie reconnaissable entre toutes.
Selon la légende, un prototype du sac aurait été réalisé dès 1925 pour Coco Chanel, qui aurait demandé à la maison Louis Vuitton un modèle à main à la fois pratique et raffiné. Ce design avant-gardiste servira plus tard d’inspiration pour la version définitive du sac Alma.
On mentionne Khloe et Kim Kardashian et Paris Hilton parmi les grandes célébrités qui apprécient ce sac
Mon avis :
Je n’aime pas spécialement la marque, mais en me renseignant pour rédiger cet article, j’ai découvert le parcours admirable qu’a fait Louis. Je trouve dommage que l’entreprise n’appartienne plus à la famille Vuitton alors que certains membres sont encore vivants.
Mes sources :
Logo: https://www.icon-icon.com/louis-vuitton-celebration-du-monogram/
Premier Speedy: https://www.vogue.fr/article/louis-vuitton-histoire-sac-speedy
Le Speedy : https://www.elle.fr/Mode/Dossiers-mode/Les-codes-de-Marc-Jacobs-chez-Louis-Vuitton/Le-sac-Speedy
